Dans le monde de la collection Magic: The Gathering (MTG), « Bords Noirs » signifie généralement « Original ». En 1995, Wizards of the Coast a publié le jeu de base Quatrième Edition. En anglais, ces cartes avaient des bords blancs. Cependant, pour certains marchés internationaux, elles ont été imprimées avec de magnifiques bords noirs.
Parmi celles-ci, la version en chinois traditionnel, imprimée pour les joueurs de Taïwan et de Hong Kong, occupe une place particulière dans l’histoire.
Pourquoi cette édition est-elle spéciale ?
La plupart des cartes de la Quatrième Edition que vous voyez aujourd’hui ont des bords blancs. Les éditions Quatrième Édition Bords Noirs ont été créées pour introduire le jeu dans de nouvelles langues. Comme c’était la première fois que le jeu apparaissait dans ces langues, elles ont bénéficié du traitement « édition limitée » à bords noirs.
« C’est la première édition de MTG imprimée en chinois, sortie en 1996. »
Niveau de rareté de chaque langue
Les collectionneurs classent souvent les séries Quatrième Édition Bords Noirs de 1996 selon leur difficulté à être trouvées. Voici comment l’édition en chinois traditionnel se compare à ses homologues :
| Niveau de rareté | Langue | Disponibilité sur le marché |
| Très rare | Coréen / Portugais | Tirages extrêmement faibles ; très difficile à trouver aujourd’hui. |
| Inhabituelle | Chinois traditionnel | Plus difficile que le japonais, mais plus facile que le coréen. |
| Commune | Japonais / Espagnol | Largement imprimé et plus facile à localiser sur le marché. |
Au 21 mars 2026, les annonces de Cardmarket pour le set complet Magic: The Gathering Quatrième Édition Bords Noirs offrent un aperçu révélateur de la disponibilité sur le marché par langue.
| Langue | Offres visibles sur Cardmarket | Prix de vente moyen |
|---|---|---|
| Japonais | 6 | 2 699,98 € |
| Espagnol | 4 | 5 300,00 € |
| Coréen | 2 | 7 245,00 € |
| Portugais | 1 | 5 000,00 € |
| Chinois traditionnel | 0 | Aucune moyenne de marché disponible |
Le japonais semble être la version la plus couramment proposée, avec six annonces visibles et un prix de vente moyen de 2 699,98 €, tandis que les versions espagnole, coréenne et portugaise sont représentées par moins d’offres à des niveaux moyens nettement plus élevés. Plus frappant encore, la version en chinois traditionnel ne présente aucune annonce active sur Cardmarket à cette date. Cette absence soutient fortement l’idée que les sets complets en chinois traditionnel de la Quatrième Édition Bords Noirs sont exceptionnellement rares sur le marché libre européen, non seulement en raison d’une faible offre, mais parce qu’aucun exemplaire n’était publiquement disponible à la vente au moment de l’observation.
Caractéristiques clés pour les collectionneurs
Si vous recherchez ces cartes, surveillez ces détails spécifiques :
- La date : Les cartes affichent une date de copyright de 1996.
- L’aspect : Les couleurs sont souvent beaucoup plus sombres et plus « saturées » que les versions anglaises à bords blancs.
- La valeur : Les cartes emblématiques comme Foudre, Contresort et les « Terrains spéciaux » (comme Usine de Mishra) en chinois traditionnel affichent un prix élevé par rapport aux versions standard.

Cette édition est également célèbre pour plusieurs erreurs d’impression et de traduction intéressantes. Par exemple, certaines cartes ont un texte estompé ou des symboles de mana incorrects, tandis que d’autres présentent des règles mal traduites qui modifient le fonctionnement de la carte dans le jeu. Ces petites erreurs rendent le set en chinois traditionnel encore plus unique et constituent un défi amusant pour les collectionneurs spécialisés en « erreurs d’impression ».
Les huit cartes manquantes
Un détail fascinant pour les collectionneurs est que les versions en chinois traditionnel et en coréen de la 4e Édition sont en réalité plus petites que les sets anglais ou même japonais à bords noirs. Alors que le set standard contient 378 cartes, il manque à ces deux éditions 8 cartes spécifiques qui ont été retirées lors de la production. Cela signifie que vous ne pouvez pas trouver de version chinoise à bords noirs de 1996 pour les cartes suivantes :
- Blanc : Bénédiction
- Bleu : Forme gazeuse
- Noir : Âme perdue
- Rouge : Soif de sang, Élémental de feu et Éfrit de la tempête
- Vert : Dryades de Shanodin
- Artefact : Argile primordiale








Comme ces cartes n’existent pas dans l’édition, compléter un « Set complet » en chinois traditionnel ne nécessite en réalité que 370 cartes au lieu des 378 habituelles. Cette particularité fait des tirages chinois et coréens des anomalies historiques uniques dans le multivers de Magic.
Constituer un set complet de la Quatrième Édition Bords Noirs en chinois est un voyage gratifiant, mais qui demande de la patience. Les collectionneurs doivent concilier le volume important de cartes avec la difficulté de les trouver en état « Near Mint » (NM).
L’ampleur de l’édition
La 4e Édition est un grand jeu de base. Pour compléter un « master set », vous devez collecter un total de 370 cartes. La répartition du set est la suivante :
- 117 Rares (4 manquantes) : C’est là que réside le véritable défi.
- 120 Uncos (1 manquante)
- 118 Communes (3 manquantes)
- 15 Terrains de base : Bien que communs, trouver un ensemble assorti avec des bords noirs impeccables est très satisfaisant pour les joueurs.

Comme il y a 117 cartes rares différentes, les probabilités mathématiques de tirer une rare spécifique comme le Dragon shivân ou Équilibre d’un seul booster étaient très faibles en 1996.
Niveau de rareté
Chinois traditionnel – Quatrième Édition Bords Noirs
Bien que ce set soit rare et difficile à compléter, ce n’est pas l’édition chinoise la plus rare en raison de son tirage important et de la forte demande internationale. Malgré cette disponibilité, elle reste historiquement significative en tant que toute première édition de Magic jamais imprimée en chinois. Les collectionneurs prisent toujours énormément cette sortie pour ses magnifiques bords noirs et ses illustrations légendaires. Elle comprend des cartes emblématiques qui ont défini l’époque, notamment le Dragon shivân illustré par Melissa Benson.